I Am…NADYA MESTAOUI

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Epicée, compliquée, entière, Nadya est une designer graphique dont la vision du monde laisse rarement indifférent. Elle crée en effet un univers artistique autour de sa vie et c’est avec beaucoup de générosité et de courage qu’elle nous y invite.

 

« J’ai senti que j’étais arrivée à destination »

Après un bac ES au lycée Pierre Mendes France de Tunis, je me suis envolée pour Paris afin d’y suivre une licence en sociologie. J’ai choisi cette filière parce qu’à mon sens je manquais encore de maturité et de recul ; j’ai voulu aiguiser mon regard sur la société, et de façon plus générale ma vision du monde. J’aimais bien cette formation mais, après deux ans, le côté créatif me manquait donc j’ai voulu repenser mon orientation par rapport à mes compétences et à ma nouvelle vision. J’ai ainsi passé un test d’orientation révélant chez moi une alliance entre le commerce et la création. De plus en plus j’avais ce besoin de créer une ambiance visuelle pour chaque situation et c’est ainsi que j’en suis venue au design graphique. Étant consciente de ce qui m’intéressait, j’ai commencé à chercher des écoles et à passer des concours. Je ne savais pas encore comment financer ces écoles mais j’entendais constamment une voix qui me disait « tu es sur le bon chemin ». Je suis arrivée à l’école MJM pour un simple entretien et j’ai eu un coup de cœur car j’ai senti que j’étais arrivée à destination. La personne qui m’a fait passer mon entretien était un élément déclencheur dans le sens où j’ai tout de suite eu l’impression d’être écoutée et comprise. Après avoir été acceptée, la seule solution était de concilier études et travail comme la plupart des étudiants, et c’est ce que j’ai fait.

 

« J’ai vu mon monde s’écrouler autour de moi »

Le moment le plus difficile de ma vie fut la perte de ma mère, j’ai vu mon monde s’écrouler autour de moi. Le fait de débarquer en France un an après, de devoir m’adapter à un environnement qui m’était totalement étranger et y trouver ma voie…c’était loin d’être gagné. Mon étincelle a été ma foie et je voulais qu’en regardant ici bas, ma mère et mon grand-père soient fiers de moi, ils ont été et demeurent ma plus grande motivation. L’espoir et l’ambition ne m’ont jamais quitté, il fallait juste que je sois patiente et que je me laisse le temps d’assimiler et de me reconstruire.

 

« Cette terre m’a rendu mon sourire »

République Dominicaine, Martinique, Italie, Îles Maurice, Maroc…pour moi les voyages représentent la découverte et l’absorption d’une nouvelle culture. Ils permettent de s’ouvrir l’esprit, de s’émerveiller, d’aller puiser au fond de soi même pour mieux se connaître. J’ai adoré la Martinique puisqu’ils ont cette parfaite balance entre traditions et modernité mais ma meilleure expérience reste la Sicile puisque j’y suis allée six mois après la perte de ma mère. Le fait de retrouver cette terre à laquelle j’appartenais m’a rendu mon sourire ainsi que l’identité que j’avais l’impression d’avoir perdu. Mes meilleurs voyages sont ceux qui me permettent quelque part de retrouver mon identité, en voyageant je gagne en profondeur.

 

« Mon moi professionnel »

Les réseaux sociaux peuvent être aussi positifs que négatifs. Ils constituent une arme pour tout ce que qui concerne la communication. Ce que je n’aime pas en revanche, c’est qu’il y a une mise en scène de soi qui parfois peut s’avérer toxique. On en arrive à enterrer son authenticité quand on ne sait pas faire la part des choses. Ce qui me dérange c’est que les réseaux sociaux sont censés faciliter les rapports humains sauf que cela prend le dessus sur l’être humain en soi et c’est là que ça devient toxique, il faut juste connaître sa limite. Personnellement je les utilise pour tester mes idées, je les y expose à la façon d’un notebook, c’est mon moi professionnel.

 

« Il est essentiel d’apprendre »

La chose la plus importante que j’ai apprise c’est de ne pas se laisser mourir, ne jamais se laisser éteindre quelque soit les circonstances. J’ai compris qu’il était essentiel d’apprendre à se connaître parce que quand on sait qui l’on est et où on veut aller, même les épreuves les plus difficiles sont supportables parce qu’on sait que dans le fond, elles nous permettent d’acquérir une certaine persévérance, de la maturité et par dessus tout, de la patience.

 

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Spicy, complicated, straightforward, Nadya is a graphic designer whose vision rarely leaves indifferent. She creates an artistic universe around her life and It is with much generosity and courage that she’s letting us in. 

 

« I felt like i reached my destination »

After graduating from the Pierre Mendes France’s high school of Tunis, i moved in Paris in order to study sociology. I chose that branch because il felt like i lacked wisdom and retreat. I wanted to sharpen my vision of society, of the world. I liked the formation but after 2 years, i was missing my creative side so i started to rethink my orientation toward my skills and my new vision. Therefore i took an orientation test which revealed an alliance between business and creativity. More and more i needed to create a visual ambience for whatever situation i was into and that’s how graphic design came into my life. Since i knew what i was interested in, i started looking for schools and taking tests to get in. I didn’t know how to finance those schools but there was a voice constantly telling me « keep going, your on the right path! » I went to the MJM campus for an interview and i had a crush on the school because i felt like i reached my destination. The teacher who interviewed me was also an important part of my decision because i felt listened and understood. After getting into MJM, i figured the only solution was to juggle school and job, as most of the students. 

 

« My world collapsed »

The most difficult moment of my life was the loss of my mother, my world collapsed. Landing in France a year after, having to get used to an entirely new environment, and find my way…it wasn’t easy. My spark was definitely my faith and looking down on earth, i wanted my mother and my grand father to be proud, they were and still are my biggest motivation. Hope and ambition never left me, i just needed time to process and rebuild myself. 

 

« I was able to smile again »

Dominican Republic, Martinique, Italy, Mauritius Islands, Morocco…to me travelling is about the discovery and absorption of a new culture. It allows you to free your mind, to be amazed, to draw deep inside in order to know more about yourself. I loved Martinique because it has this perfect balance between tradition and modernity but my best experience remains Sicily because i went there 6 months after loosing my mother. The fact that i was standing on the land i belonged felt so good that i was able to smile again. I also felt like i finally recovered the identity i thought i was lost. My favorite trips are the ones that, somehow, allow me to find a piece of my identity, travelling brings wisdom to my life. 

 

« My professional self »

Social media can be as useful as it can be negative. When It comes to communication it is without a doubt the best tool. However, it creates this self staging game which can turn out very toxic. It can even go as far as burying what makes us us when don’t know how to draw the line. What really bothers me is that social media was meant to ease the connexion between people but it takes over the human being and that’s when it becomes toxic, we simply need to create limitations. I personally use social media to test my ideas, i publish them as i would on a notebook, it is my professional self. 

 

« It’s essential to learn »

The most important thing i’ve learned is to never let ourselves go, never let ourselves just switch off, whatever the circumstances. I understood that it was essential to learn to know yourself because when you know who you are and what you aim for, even the worst hardships are bearable because deep down you know that they are only teaching you perseverance, maturity and most of all, patience. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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